Affaire BLA : Le procès en appel reporté au 15 juin.

Par Vichanie MAMBOUNDOU / 11 mai 2021 / 0 commentaire(s)
La cour d'appel judiciaire de Libreville donne rendez-vous à BLA et à ses avocats pour le 15 juin.

Prévu ce 11 mai à 9 heures, le procès en appel de Brice Laccruche Alihanga (BLA), ancien directeur de cabinet du président de la République, poursuivi pour obtention frauduleuse de documents administratifs, a été reporté au 15 juin prochain.

Comme le tribunal correctionnel de Libreville où l’affaire devait être jugée le 29 avril, la cour d’appel judiciaire refuse, curieusement, de faire comparaître les magistrats qui ont délivré à BLA un acte de naissance gabonais et un certificat de nationalité. Me Anges Kevin Nzigou, un des trois avocats de BLA, avec Mes Jean-Paul Moumbembe et Iréné Mezui, a manifesté son étonnement devant le rejet de leur requête. « Il faut des témoins à la barre, ceux qui ont délivré les documents à Brice Laccruche Alihanga, afin de prouver son innocence », a-t-il insisté.

C’est justement la non comparution au tribunal correctionnel des magistrats qui ont délivré les documents à BLA qui a poussé les conseils de l’ancien directeur de cabinet du président de la République à interjeter appel le 3 mai. La bataille des procédures au tribunal correctionnel était déjà à l’origine de deux renvois. Les avocats de BLA avaient même jugé le tribunal incompétent pour connaître de cette affaire. Brice Laccruche Alihanga est né Français, à Marseille en1980, sous l’identité de Brice Laurent Joseph Fargeon. Ila ensuite acquis la nationalité gabonaise.

En même temps que d’anciens ministres, l’ancien directeur de cabinet du président de la République a été placé en détention préventive il y a dix-sept mois pour détournement de fonds publics et blanchiment de capitaux en bande organisée. Ses avocats, qui n’avaient pas eu accès au dossier d’accusation, étaient surpris le 29 avril de la requalification de l’infraction en obtention frauduleuse de documents administratifs.

Rendez vous est donc pris pour le 15 juin 2021. Mais au regard de la pugnacité des avocats de la défense, il n’est pas à exclure que l’affaire se retrouve en cassation. A l’ouverture du procès au tribunal correctionnel, Me Nzigou avait dénoncé « une parodie de justice » et « un procès politique » dans lequel son client est « condamné d’avance ». Lorsque le greffe général l’a informé du passage de l’affaire en appel ce 11 mai, Me Moumbembe, quant à lui, s’est ému de « la célérité historique de la justice gabonaise ». Les débats s’annoncent houleux.

 

Brandy  MAMBOUNDOU

Article du 11 mai 2021 - 7:26pm

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