Comment savons-nous que nous sommes fatigués ?

Par Brandy MAMBOUNDOU / 20 jan 2023 / 0 commentaire(s)

 

Le magazine en ligne www.scienceetvie.com, un article du 19 janvier 2023 revèle que l’envie de dormir est la raison principale qui prouve que nous sommes fatigués. La réponse est : la fatigue ! Celle-ci se caractérise par plusieurs actions comme le bâillement ou les paupières qui deviennent lourdes.

Quels sont véritablement les signaux physiologiques qui nous font comprendre que nous sommes fatigués ?

Tout au long de la journée, notre ADN subit de multiples dommages, notamment dans nos cellules neuronales. Ces dommages sont causés par notre activité neuronale, la lumière UV et les radiations auxquelles nous pouvons être exposées : le stress oxydatif ou les erreurs enzymatiques. Ces dommages surviennent pendant nos heures d’éveil et peuvent être très dangereux pour notre organisme, pouvant même provoquer des cancers. Fort heureusement, nos cellules sont dotées de systèmes de réparations pour pallier ces problèmes. Ces systèmes de réparation sont actifs durant nos heures d’éveil et nos heures de sommeil. Cependant, ces systèmes de réparations sont plus efficaces lorsque nous sommes endormis.

Augmentation de la pression homéostatique lié aux dommages à l’ADN

Dans une étude publiée le 18 novembre 2021 dans la revue Molecular Cell, des chercheurs se sont demandés si l’accumulation de dommages à l’ADN pouvait être le « déclencheur » de notre état de fatigue ? Pour leur étude, les chercheurs ont mené leurs expériences sur le poisson zèbre qui est un organisme modèle pour les études neuronales. Les scientifiques ont démontré que la pression homéostatique, responsable de la fatigue, s’accumulait dans le corps lorsque nous sommes éveillés. Alors que lorsque nous sommes endormis, cette pression diminue considérablement, atteignant un minimum après un sommeil reposant.

Pour comprendre pourquoi cette pression homéostatique augmentait, les scientifiques se sont intéressés à ce qui se passait au niveau moléculaire, en particulier au niveau de l’ADN. Ils ont observé que, plus les dommages à l’ADN survenaient, plus la pression homéostatique augmentait. Chez les poissons zèbres, la pression a tellement augmenté qu’ils ont fini par s’endormir. Durant le sommeil des poissons, la pression baissée en même temps que les cellules réparaient leur ADN. Les chercheurs sont allés plus loin en démontrant que six heures de sommeil par nuit étaient suffisantes pour réparer et compenser les dommages. Lorsque les poissons dormaient moins de six heures, ils finissaient par s’endormir pendant la journée.

Quel est le signal moléculaire qui nous indique de dormir ?

L’une des protéines les plus importantes des systèmes de réparation de l’ADN est la protéine PARP1. Elle est la première à réagir lorsqu’une cassure survient dans l’ADN. PARP1 va se fixer

à l’endroit où a eu lieu la cassure et recruter toutes les protéines qui vont permettre la réparation de la molécule. Les chercheurs ont donc muté l’expression du gène PARP1, de manière à ce que ce dernier ne soit pas exprimé. Les poissons qui n’exprimaient pas de gène PARP1 était moins fatigués que les poissons qui l’exprimaient. Ces résultats suggèrent que l’activation de la protéine PARP1 est le signal indiquant à l’organisme un état de fatigue.

En somme, la fatigue est un phénomène qui se manifeste à la suite d’un effort physique ou psychologique, à travers lequel nous auront déversé beaucoup d’énergie. Cette fatigue, lors de sa manifestation, se traduit généralement par une nécessité de dormir.

Dess Bombe

Article du 20 janvier 2023 - 11:28am

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