Diabète : Plus de la moitié des diabétiques sont exposés à la maladie du foie gras

Par Brandy MAMBOUNDOU / 17 sep 2022 / 0 commentaire(s)
La maladie de foie gras est probablement plus sévère chez les diabétiques que chez les personnes non diabétiques.

Le site www.sciencesetavenir.fr a publié le 12 septembre dernier un article montrant que plus de la moitié des personnes souffrant de diabète sont les exposées à la maladie du foie gras.

Pour le professeur Laurent Castera « La maladie de foie gras est probablement plus sévère chez les diabétiques que chez les personnes non diabétiques ». En un mot, les diabétiques seraient plus exposés et 50 % des diabétiques seraient donc touchés par la maladie du foie gras. Les personnes diabétiques seraient d'autant plus touchées et sujettes à des formes plus sévères de cette maladie.

Aujourd'hui, environ 4 millions de Français sont diabétiques et 50 % d'entre eux seraient atteints de la maladie du "foie gras". Pour les diabétiques de type 2, cette proportion s'élève à 8/10. Beaucoup ne sont cependant pas diagnostiqués. « Le foie n'est pas dans le radar des diabétologues. Pourtant, ils regardent les conséquences sur beaucoup d’autres organes comme les yeux ou les reins », explique le Professeur Laurent Castera, du service hépatologie de l’Hôpital Beaujon. L'enjeu réside ainsi d'abord dans la sensibilisation et le dépistage. 

Comment ça se passe ? Plusieurs examens sont possibles : prise de sang, échographie ou FibroScan (mesure de l'élasticité hépatique) qui reste le meilleur outil de détection de la NASH, outre la biopsie du foie. On recherche, entre autres, des déformations au niveau du tissu cellulaire du foie (fibrose). Elles seraient liées à la prolifération abondante de « myofibroblastes », des cellules réparatrices de tissu. L'étude de 350 patients diabétiques, nommée « Quidnash », a révélé 30 % de fibroses avancées, et 10 % de cirrhoses. « La maladie est probablement plus sévère chez les diabétiques que les non-diabétiques », précise également le Professeur Laurent Castera. 

Parfois, la simple reprise d'une hygiène de vie saine, avec activité sportive et alimentation équilibrée, peut réduire considérablement les effets de la maladie. À l'heure actuelle, aucun traitement médicamenteux n'existe, mais cinq molécules présentent des résultats prometteurs. En moyenne, pour 42 % des personnes traitées par l'une de ces molécules, on perçoit une nette amélioration du fonctionnement des cellules hépatiques.

Sur quoi agissent ces nouveaux traitements ? L’acide obéticholique vise à améliorer les résultats de biopsie du foie en inhibant la production de lipides appelée « lipogénèse », tout comme le médicament expérimental Aramchol, mais dont les résultats sont moins significatifs. Le Lanifibranor, lui, influe sur des récepteurs qui permettent aux cellules de se développer. Il limite ainsi la fibrose, la lipogénèse et le taux de cholestérol notamment.

Le Resmetirom agirait en plus sur l'activité des mitochondries (organites présents dans nos cellules et indispensables à leur bon fonctionnement), endommagée chez les patients atteints de la NASH. Le dernier, le Sémaglutide a déjà été approuvé pour le traitement du diabète de type 2 et de l'obésité. Il stimule notamment la production d'insuline, hormone régulatrice de la glycémie, qui permet de diminuer le taux de sucres dans le sang. Les malades atteints de diabète feraient donc mieux de mettre en pratique les différentes consignes médicales, pour éviter la maladie de foie gras.

Dess Bombe

 

Article du 17 septembre 2022 - 9:59am

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