France-Gabon : « Biens mal acquis ne profite jamais »

Par Nicolas NDONG ESSONO / 01 juin 2022 / 0 commentaire(s)
Omar Bongo

C’est cette réalité qui vient de rattraper l’ex Miss France, Sonia Rolland dans le dossier des « Biens mal acquis ». L’ancienne reine de beauté aurait été mise en examen pour avoir accepté un appartement de l’ancien président gabonais, Omar Bongo Ondimba.

Rebondissement inattendu dans l'affaire des Biens mal acquis : l'ex-Miss France Sonia Rolland aurait été mise en examen, lundi 30 mai, pour avoir accepté, en 2003, un cadeau d'Omar Bongo, ancien président gabonais. Ce dernier est accusé de s'être enrichi, avec d'autres chefs d'Etats africains, via des activités délictuelles ou criminelles comme des détournements de fonds, des transferts illicites d'argent public, de la corruption, ou encore des rétro-commissions, relate Le Parisien ce mardi 31 mai. Le cadeau en question est un appartement parisien situé dans le XVIe arrondissement que feu le président du Gabon aurait acheté avec des fonds opaques. Le bien fait partie de la liste des biens mis en cause par cette affaire qui a débuté en 2007.

Concrètement, Sonia Rolland aurait été mise en examen pour recel de détournement de fonds publics, de corruption et d’abus de biens sociaux, détaille le quotidien. Elle aurait reconnu avoir été naïve, mais confesse n'avoir jamais su comment le bien en question avait été financé.

Lorsqu'elle reçoit l'appel du notaire, elle comprend qu'il s'agit de l'appartement.

L’ancienne reine de beauté aurait expliqué qu'après avoir été couronnée Miss France en 2000, elle a rencontré à plusieurs reprises les Bongo, notamment pour participer à la création de Miss Gabon. C'est l'épouse du président gabonais qui l'aurait avertie qu'elle recevrait un cadeau. Lorsqu'elle reçoit l'appel du notaire, elle comprend qu'il s'agit de l'appartement. Interrogée par la police en janvier 2022, la désormais comédienne a expliqué n'avoir jamais su comment le bien en question avait été financé. Alors âgée de 22 ans, elle confesse ne pas s'être intéressée au mode de financement du logement. L'accusation pense au contraire que la jeune femme d'alors aurait dû connaître le mode d’acquisition frauduleux de ce bien.

Charles Morel, son conseil, interrogé par nos confrères parisiens, a expliqué que Sonia Rolland a reconnu avoir fait preuve de naïveté, tout en contestant toute infraction. « À aucun moment elle n’a eu connaissance de l’origine des fonds, ni du montage financier, elle a fait entièrement confiance au notaire. Sonia Rolland est sereine et ne doute pas qu’elle sera mise hors de cause à l’issue de l’instruction », estime Maître Morel.

La question – à l’image de celle dans les Fourberies de Sacpin de Molière - désormais est : « Mais que diable allait-elle faire à cette galère ? » ; Sonia Rolland n’avait nullement besoin de « ça ». Comme quoi « Bien mal acquis ne profite jamais ». C’est dommage !

Desss Bombe

Article du 1 juin 2022 - 6:01pm

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