Gabon : Anges Kevin Nzigou mécontent après le verdict contre Ike Ngouoni

Par Nicolas NDONG ESSONO / 28 juil 2022 / 0 commentaire(s)
L'ancien porte-parole a pris 8 ans d'emprisonnement ferme, mais son avocat annonce qu'il va se pourvoir en cassation

Le rideau est tombé au sujet de l’ancien conseiller spécial d’Ali Bongo et porte-parole du palais du bord de mer. Reconnu coupable de « détournements » de deniers publics et à ce qui s’apparente à du blanchiment des capitaux, cet ancien proche de Brice Laccruche Aliangah a écopé d’une peine de prison de huit (8) ans et surtout une amande de 5 milliards de francs CFA.

Vont-ils pouvoir s’en sortir ? Voilà la question que se posent certainement leurs proches qui ont été choqués par la décision de la justice. En effet, après le procès de Patrichi Tanasa, ancien directeur général de Gabon oil Compagny, la semaine dernière, cette semaine, le tour est revenu à Ike Ngouoni, l’ancien conseiller spécial du fils d’Omar Bongo. En effet, ouvert le lundi 25 juillet dernier, ce dernier a fixé sur son sort devant la cour criminelle mardi 26 juillet.

Alors que 15 ans d’emprisonnement était requis contre son client et que seuls 8 ont été retenus, Anges Kevin Nzigou, son avocat, dit n’être pas satisfait de ce verdict : « Je ne peux pas être satisfait. Une décision, qui de mon point de vue ne rend pas compte à la foi de la réalité des faits, à la foi de la réalité juridique. Parce-que, comme vous le savez, nous l’avons expliqué, personne n’a été capable aujourd’hui de nous démontrer que les fonds qui ont été mis à la charge de mon client sont des fonds publics. Nous l’avons dit. Ce sont des fonds qui relèvent exclusivement du compte du président de la République. Donc, du coup, si des fonds personnels ont été mis à contribution pour des charges qui sont politiques et relatives aux actions du Président de la République, on ne peut pas prendre ses collaborateurs pour détournements des fonds qui sont des fonds spécifiquement privés », a-t-il fustigé quelques instants après le verdict, reconnaissant à demi-mot que son client aurait détourné de l’argent à Ali Bongo, mais pas au chef de l’Etat, président de la République. A partir de là, le chef d’accusation relatif au détournement de fonds publics devait tomber. Mais tel n’a pas été le cas.   

En ce qui concerne Sandy Stame, secrétaire du condamné, elle a été aussi été accusée pour complicité. Elle devra solder une amande de 500 millions de francs CFA. Au regard de ce qui précède, il y a lieu de s’interroger sur l’implication de la justice dans les différents procès qui laissent plus d’un perplexe quant à sa neutralité et son impartialité dans des affaires très sensibles.

Dess Bombe

Article du 28 juillet 2022 - 9:24am

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