Gabon : Francky Meba Ondo craint une opposition dispersée en 2023

Par Brandy MAMBOUNDOU / 24 nov 2022 / 0 commentaire(s)
Etienne Francky Meba Ondo, vice-président du parti Réagir.

Dans une communication, à l’endroit des partis de l’opposition, en date du 23 novembre 2022, Etienne Francky Meba Ondo, vice-président du parti Réagir, a tenu à marquer ses inquiétudes quant à l’élection présidentielle et les autres scrutins qui pointent à l’horizon. Pour lui, le manque de communication entre les formations politiques pourrait être un frein à l’alternance tant voulue jusqu’ici par une bonne partie du peuple gabonais, pour ne pas dire par l’ensemble de la population.

La candidature unique de l’opposition de 2016, un fait inédit, continue de marquer la politique gabonaise, malgré la légère victoire du candidat du PDG, d’après les résultats officiels de la Cour constitutionnelle. Sauf que voilà, aujourd’hui, après six ans, l’égo de certains responsables de partis et hommes politiques, à l’orée de 2023, l’inquiétude s’installe. C’est en tout cas le constat amer que révèle Francky Meba Ondo, porte-parole du Réagir.

« Quelle place accordez-vous au respect dans l’engagement politique ? Trouvez-vous normal de vous contenter de simples déclarations verbales faites par un ministre de l’Intérieur, lorsqu’il s’agit des questions publiques et politiques ? Lorsque nous avions saisi la Cour constitutionnelle sur la situation de caducité du bureau du Centre Gabonais des Elections (CGE), certains avaient affirmé que cette démarche était inutile, parce que monsieur Lambert Matha, ministre de l’Intérieur, leur avait confié que le renouvellement dudit bureau se ferait au cours de ce mois de novembre. Sans au préalable nous brandir le document officiel dans lequel cela était formellement consigné, puisque l’administration est censée être écrite ». A dénoncé Francky Meba Ondo.

Fort de ce qui précède, il suggère de : « Mettre en place un Front, le plus large possible, de l’opposition, intégrant les coalitions déjà existantes. Engager d’ores et déjà ce Front sur le terrain, chacun dans sa zone d’influence et selon ses capacités au profit de cette dynamique d’ensemble de l’opposition. Exiger que le ministre de l’Intérieur, partisan, ne soit plus à la manœuvre du processus électoral. Exiger le rattachement au CGE des services techniques dudit ministère, affectés au processus électoral. Mettre en place, au profit de toutes les autres problématiques, un cadre de concertation et de décision de ce Front de l’opposition. Car, dit-il, le temps s’écourte alors que le travail à faire demeure dense, si nous voulons réellement capitaliser sur les expériences électorales passées ». A proposé le porte-parole de Réagir.

Elzo Mvoula

Article du 24 novembre 2022 - 10:43am

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