Gabon : Justine Judith Lekogo présente Ali Bongo comme le premier responsable de l’endettement excessif du pays

Par Nicolas NDONG ESSONO / 11 juin 2024 / 0 commentaire(s)

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, notamment sur Tik tok, l’honorable Justine Judith Lekogo a apporté sa part de vérité sur la situation économique gabonaise tant décriée par les bailleurs de fonds, notamment le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Pour la native de Franceville, cette situation n’a qu’un seul responsable : l’ancien régime représenté par Ali Bongo et sa gestion opaque des biens de l’Etat depuis son passage calamiteux à la tête du pays.

Depuis plusieurs années déjà, les bailleurs de fonds n’ont cessé de tirer l’attention des autorités gabonaises sur la gestion des finances publiques. La nouvelle sortie de la parlementaire de la transition vient rappeler l’urgence de prendre des décisions idoines au risque de voir le pays dans une impasse. Plusieurs voix aussi s’élèvent pour dénoncer cette situation qui, depuis plus d’une décennie, a impacté négativement le développement du Gabon. Pour la députée de Transition, Ali Bongo et ses proches auraient été les responsables de cette mauvaise gouvernance économique. Nonobstant la baisse du coût du baril de pétrole qui s’est fait ressentir dans des villes comme Port-Gentil (Ogooué-Maritime).

En effet, devant la mévente de l’or noir depuis 2014 et n’ayant pas fait des marges de manœuvre, le pouvoir déchu a continué à endetter le pays sans tenir compte des conséquences futures. « Entre 2017 et 2019,  ils avaient jugé urgent de mettre en place le programme de relance économique tout simplement parce qu’il fallait qu’on arrive à mettre en place des mécanismes de stratégie pour ramener l’équilibre dans la gestion macro économique de notre pays. On a fait appel au Fonds monétaire International. On a mis en place un programme et on a fixé des objectifs. Que ça soit au niveau de la réduction de la dette publique, la problématique du chômage (création de plus de 30.000 emplois), la problématique des Gabonais économiquement faible, la réduction de la pauvreté, la diversification de l'économie et l'équilibre de finances publiques», a-t-elle rappelé. Mais malgré cette bonne volonté des bailleurs de fonds, aucun objectif n’a été atteint jusqu’en 2019.

En 2020, l’arrivée de la pandémie de la Covid-19 est venue accentuée la crise avec son lot de problèmes. Si l’économie mondiale a été fortement impactée, celle des pays en voie de développement, déjà plongée dans des crises macroéconomiques, à l’instar du Gabon, s’est rapidement détériorée, avec pour corollaire le manque de diversification. Conséquences : le ratio de la dette est rapidement remonté, atteignant les 78 %.

Le Comité pour la transition pour la restauration des institutions (CTRI) a repris un pays au bord du précipice. Mais malheureusement, en prenant des choix comme la réouverture des recrutements à la fonction publique, le paiement des retraites, l’octroie des bourses d’études dans les collèges et lycées, la crise économique a repris sa montée inquiétante. Aussi, il est important de noter que les récentes mobilisations des ressources sur les marchés financiers pourraient impacter négativement l'économie du pays  si jamais des réajustements nécessaires ne sont pas opérés dans l'urgence.

L’honorable Justine Judith Lekogo reconnaît que la dette a augmenté. Mais, selon elle, il fallait éviter de pénaliser les demandeurs d’emploi qui ont subi le gèle de recrutement depuis plusieurs années. Pour elle, il était inadmissible de laisser des anciens fonctionnaires continuer à battre vainement le bitume pour entrer en possession de leurs droits. « Les nouvelles autorités sont en train de travailler », a-t-elle ajouté. Elles s’engageraient, cette fois-ci, à respecter les recommandations du Fonds monétaire international.

Brandy Mamboudou 

Article du 11 juin 2024 - 10:39pm
Article vu "en cours dév"

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