Gabon : La PG 41 dresse un tableau sombre du Gabon

Par Brandy MAMBOUNDOU / 22 sep 2022 / 0 commentaire(s)
Louis Gaston Mayila, leader de la PG 41 lors de la conférence de presse.

Au cours d’une conférence de presse, le mercredi 21 septembre dernier, la plateforme des partis et groupements des partis dénommée P.G 41 est montée à son tour au créneau pour fustiger la gestion calamiteuse du Gabon.

La tension monte. Le bilan plus ou moins « négatif » d’Ali Bongo, contrairement à ce qui avait été annoncé lors de sa prise du pouvoir en 2009, en dit long. Si, comme Ali Bongo l’affirme à chacune de ses sorties, d’avoir effectué quelques améliorations, les attentes des Gabonais sont toujours les mêmes. Pour la PG 41, le pays serait même en train de reculer. En effet, à l’orée des élections politiques générales de 2023, « chaque jour qui passe voit s’effriter les repères et les valeurs qui ont bâti ce pays et auxquels nous étions si attachés. Chacun de nous s’en inquiète, et c’est bien légitime. Tout cela montre que la conduite des affaires de notre pays est chaotique, en entrainant ainsi la décrédibilisation de nos institutions. C’est une preuve suffisante que le chef de l’État ne maitrise plus rien. La P.G. 41, comme à son habitude, ne peut se taire. Elle appelle en conséquence le pouvoir à tirer les leçons de son échec », a indiqué Louis Gaston Mayila, leader de cette plateforme.

Pire, d’après ce dernier, les problèmes auxquels les Gabonais seraient aujourd’hui confrontés ne sont plus à présenter. Dans ses communications antérieures, la P.G. 41 dit avoir fait et continue d’ailleurs d’en faire un large écho. « Notre Plateforme ne sous-estime pas les problèmes socioéconomiques actuels, notamment la vie chère, les retraites, la rentrée scolaire chaotique, le chômage endémique des jeunes, les hôpitaux transformés en mouroirs, les routes impraticables, etc. La P.G. 41 a fait le choix de s’appesantir sur des questions politiques, électorales et institutionnelles qui permettent de corriger la mal gouvernance et les dysfonctionnements observés au sommet de l’État », a-t-il souligné.

Aujourd’hui, le renouvellement du bureau du Centre Gabonais des Élections (C.G.E.), Le renouvellement du bureau du Conseil National de la Démocratie (C.N.D.), le financement des partis politiques, les réformes électorales et la convocation de la classe politique, l’établissement et la délivrance de la Carte nationale d’identité (C.N.I.) et la dissolution du ministère des Travaux publics continuent de faire couler encre et salive au sein de l’opinion publique. Fort de ce qui précède, la P.G. 41, par la voix de son leader, en appelle à la démission du Premier ministre. « Et constatant l’échec des politiques initiées par le chef de l’Exécutif depuis quatorze ans, la P.G. 41 en appelle solennellement aux Gabonais à sanctionner le pouvoir en place, et à travailler à l’alternance politique lors des élections générales de 2023 », a martelé Louis Gaston Mayila.

Dess Bombe

Article du 22 septembre 2022 - 12:44pm

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