Gabon : Le Sylaml dénonce des mauvais choix de gestion à l’hôtel de Ville de Libreville

Par Brandy MAMBOUNDOU / 25 mai 2022 / 0 commentaire(s)
Le protocole d’accord n'est toujours pas respecté.

Le 13 avril du cours d’une assemblée générale au jardin de l’hôtel de Ville de Libreville, les agents de cette institution se sont prononcés majoritairement pour la suspension des préavis de grève générale, notamment celui déposé, le 28 février 2022, par le syndicat libre des agents de la mairie de Libreville ( Sylaml). Ce qui avait conduit à une signature d’un protocole d’accord entre la tutelle et les partenaires sociaux, le 22 avril 2022. Sauf que, jusqu’à ce jour, plus rien ne semble aller à nouveau.

Il était question de laisser un temps à la tutelle de trouver des solutions idoines aux maux qui minent la mairie de Libreville, celles de la province de l’Estuaire et de l’intérieur du pays. « Par cet acte, souligne Joe-Fred Madouta, nous avons respecté la décision de la base qui était celle d’accorder à l’administration un temps de grâce. Et trois mois pour permettre à celle-ci de matérialiser ce qui est convenu de considérer avec elle. Pour nous tous, l’issu des négociations est apparue positive. Car, les principales revendications, nos principales attentes que sont le départ des fonctionnaires, cadres du privé et autres contractuels ; l’arrêt des primes et autres avantages indus ; la mise en place d’une commission consultative pour la refonte des textes municipaux entre autres. Une gestion plus claire rationnelle et orthodoxe de l’institution municipale, voulu par tous », estime le président du Syndicat libre des agents de la mairie de Libreville (Sylaml) dans une note à l’endroit de ses collègues dont « Gabonclic.info » a reçu copie le 23 mai 2022.

Malheureusement, force est de constater que rien de tout cela ne semble respecter le protocole d’accord. « Les mauvaises habitudes ont la peau dure. La volonté de mettre la mairie de Libreville sur les bons rails ne serait pas partagée par tous. Au moment des prises de décisions par la tutelle, il avait été acté la mise en place d’un comité de suivi composé à parité de quatre membres pour l’administration et quatre membres représentants les partenaires sociaux. Dès le début, nous nous sommes interrogés sur la pertinence de cet organe dont les contours nous ont toujours semblé flous ». A-t-il fustigé avant d’ajouter que de huit membres, le comité se retrouve maintenant avec vingt et un membres. Une situation qui serait observée dans presque l’ensemble des décisions prises. Devant de telles attitudes de la tutelle, le Sylaml invite les autorités concernées à prendre au sérieux leur situation. Car, si rien n’est fait dans l’urgence, des mouvements d’humeur pourraient suivre.

Vichanie MAMBOUNDOU

Article du 25 mai 2022 - 9:15am

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