Gabon : Le Sylaml dénonce des recrutements « illégaux» et avancements « au choix »

Par Brandy MAMBOUNDOU / 21 nov 2022 / 0 commentaire(s)
Le Sylaml monte à nouveau au créneau.

Dans une adresse à l’endroit de ses collègues, parvenue à la rédaction de Gabonclic.info, en date du 20 novembre dernier, Joe-Fred Madouta, président du Syndicat libre des agents de la mairie de Libreville (Sylaml) et porte-parole du collectif des partenaires sociaux de ladite administration, est une énième fois monté au créneau. L’objectif de cette sortie est de dénoncer les mêmes maux qui minent la collectivité locale.

Qui pourrait trouver une solution définitive aux problèmes de la mairie de Libreville ? Voilà une question dont personne ne peut donner une réponse exacte en ce moment. Mais pour l’heure, une chose est claire, l’institution continue sa chute vertigineuse sans parachute. En effet, dans une communication, en date du 20 novembre dernier, le porte-parole du collectif des syndicats engagés pour le « redressement » de la mairie de Libreville, a brisé le silence pour s’offusquer contre des recrutements illégaux et des avancements des carrières aux choix.

« Pendant que nous sommes sur le point d'entamer des négociations avec madame le gouverneur de l'Estuaire, nous apprenons que ceux qui ont reçu la bénédiction du « deuxième messager intime » du président de la République,qui pilote la mairie à distance, procèdent, une énième fois à des recrutements massifs et aux avancements au choix. Cecivient confirmer l'inconscience de nos dirigeants actuels, dont le seul et réel but est de détruire l'institution municipale et de laisser ainsi aux futurs dirigeants les décombres de leurs œuvres destructives. Une institution sans âme », a-t-il fustigé. 

Avant d'ajouter que la vie de l'institution se résumerait désormais à une accumulation d'instructions, non seulement de leur cadre juridique, mais également de leurs finances. « Chers collègues agents municipaux, arrêtons-nous et prenons conscience de la situation. C'est désormais une question de vie ou de mort. Nos carrières et notre droit constitutionnel de nos retraites sont menacés. Nos dirigeants sont composés d’un mélange d'anciens Ajeviens et faux-pdgistes orientés vers la destruction de la politique du chef de l'État. Exposant ainsi, chaque jour, le risque de plus en plus grand d'une explosion de la municipalité ». A-t-il lancé.

Fort de ce qui précède, il invite ses collègues à toujours rester mobilisés, car, dit-il, les jours à venir s’annoncent sombres.

Vichanie Mamboundou 

Article du 21 novembre 2022 - 1:14pm

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