Gabon : PMG annonce les couleurs de la politique de l'UNI

Par Brandy MAMBOUNDOU / 21 jan 2023 / 0 commentaire(s)

 

Le samedi 21 janvier 2023, au cours d'une cérémonie, le dernier né des formations sur l'échiquier politique au Gabon, l'Union nationale initiale (Uni), que dirige Paul Marie Gondjout (PMG) a procédé au lancement officiel des activités après la délivrance de son récépissé par le ministère de l'intérieur. Pour cette formation politique, l'heure n'est plus au discours mais, plutôt à l'action au regard de la misère des concitoyens de part et d'autre.

C'est en présence des leaders de partis politiques à l'instar de Bilie Bi Essonne, Secrétaire exécutif du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), Louis Gaston Mayila, leaders de la PG 41 et bien d'autres que la cérémonie s'est déroulée. En effet, l'époux de Chantal Myboto entend adopter une politique « une politique réformiste », plus axée sur le social, pour l’amélioration des conditions de vie des Gabonais qui ne cessent de se dégrader. « Nous sommes progressistes pour lutter contre les anti-valeurs de l'enrichissement illicite, de la prédation des richesses nationales, de la corruption du non-respect du bien public etc. », a-t-il lancé.

Pour commencer, il estime que la troisième République ne devrait pas être basée sur un modèle politique importé. Mais plutôt inspirée des réalités du pays. C'est pourquoi, sur le plan politique, il entend militer pour une meilleure représentativité des citoyens dans les instances locales et nationales par l'introduction d'une dose de proportionnelle pour les élections législatives et pour l'élection des membres de bureau des conseils municipaux et départementaux. À propos de l'économie, il voudrait procéder à un audit pour mieux voir clair. « Cet objectif, nous le pensons, est le gage d'une relance économique solide pour notre pays », plutôt que de procéder à l’augmentation de l'impôt à plus de 6%.

En ce qui concerne l'éducation et la santé, l'UNI de Paul Marie Gondjout pense que la politique de ces secteurs doit être réformée. « Cette réorganisation du système de santé publique, des vraies facilités, un meilleur accès aux soins de santé, notamment primaire, afin d'aider à la réduction de la pauvreté, les inégalités et l’iniquité sociale. En gros, lutter contre la vulnérabilité des populations sans ressources ou presque. Il faudra rapprocher la santé des populations, principalement des jeunes dans les écoles et des personnes âgées souvent sans aides », a-t-il fait savoir

Il ne pouvait continuer de citer ces différents maux, qui minent le pays, sans pour autant citer ceux-là qui seraient, d'après lui, les responsables des souffrances des Gabonais. « L'usure du pouvoir Bongo-PDG est le principal facteur de cette situation. Depuis 1990, en effet, en dépit du retour au multipartisme, nous observons tous l'accaparement de tous les rouages institutionnels politiques et administratifs par un seul et même parti politique. Celui-ci n'a jamais accepté l'expression des votes, des choix politiques que les siens. Et ne s’est malheureusement jamais remis en cause », a-t-il dénoncé.

Si le programme de ce dernier semble intéressant dans la forme et le fond, Paul Marie Gondjout devrait savoir que la politique se passe également sur le terrain. Car, ces derniers temps, il se fait un peu rare.

Elzo Mvoula

Article du 21 janvier 2023 - 6:56pm

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