Gabon : Quand Chamberland Moukouama critique la politique « des dons » pour un pays pétrolier

Par Brandy MAMBOUNDOU / 15 nov 2022 / 0 commentaire(s)
Chamberland Moukouama fustige le comportement de certains hommes politiques.

Dans sa dernière publication, en date du 15 novembre 2022, l’ancien animateur de l’émission « Pluriel» n’a pas manqué de fustiger le comportement de certains hommes politiques gabonais qui, plutôt que régler les problèmes du peuple à la source, opteraient pour des dons après plusieurs années de gouvernance.

Le Gabon fait partie des pays qui ont connu le Boom pétrolier très tôt devant, par exemple, sa voisine la Guinée Equatoriale ou encore certains pays comme les Emirats Arabes-Unis (EAU). Mais, aujourd’hui, les réalisations que l’on peut observer en matière d’infrastructures et bien d’autres services publics, laissent le Gabon au bas de l’échelle. Pire, au pays de Léon Mba, les politiques semblent encore moralement à l’époque de « l’esclavage». Plutôt que d’apprendre la population à pêcher, certains hommes politiques passent la quasi-totalité de leur temps à procéder à des dons. Des gestes qui montreraient en réalité les limites du gouvernement actuel. C’est en tout cas ce que pense Chamberland Moukouama.

« Que vous le vouliez ou non, la politique des dons consacre non seulement la faiblesse de la puissance publique, mais aussi et surtout le rendez-vous manqué de la promesse d’un avenir en confiance. Nos sémillants bienfaiteurs ignorent-ils qu’un président de la République, Chef de l’Etat ne fait pas de dons pendant l’exercice de son mandat ? Les besoins primaires des Gabonais ne sont-ils pas établis par le gouvernement et voté par le parlement ? Un budget ça sert à ça ». A rappelé le communicant. Toujours d’après celui-ci, les personnes qui utilisent le nom du président pour faire des dons devraient faire le choix. « Soit monsieur Ali Bongo Ondimba est président de la République, Chef de l’Etat, ou il fait du mécénat d’entreprise. Il faut choisir ». Car, dit-il, « Un président de la République ne fait pas des dons à son peuple. Il a un projet de société avec un gouvernement qui l’applique. Point à la ligne ».

Fort de ce qui précède, Chamberland Moukouama estime qu’il faudrait dans ce cas, décréter alors « la mort de l’État au Gabon ».

Vichanie Mamboundou

Article du 15 novembre 2022 - 5:36pm

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