Gabon : Que représente le parti de Ndaot aujourd’hui ?

Par Brandy MAMBOUNDOU / 02 fév 2022 / 0 commentaire(s)
Séraphin Ndaot ou l'impossible reconquête du terrain.

Bâti sur les ruines du Parti gabonais du progrès (PGP), le parti pour le développement et la solidarité sociale (PDS) n’avait pour bastion que la commune de Port-Gentil. Aujourd’hui, même sur cette terre, le parti de Me Séraphin Ndaot Rembogo a du mal à retrouver ses repères.

Après avoir ardemment participé à l’éclatement du Parti gabonais du progrès (PGP) de feu Pierre-Louis Agondjo Okawé, Séraphin Ndaot Rembogo, à la tête d’une importante frange de cette formation politique, a créé le Parti pour le développement et la solidarité sociale. La naissance de cette formation politique était intervenue suite à la victoire de Benoît Mouity Nzamba, à la succession ardemment querellée, de Pierre-louis Agondjo Okawé. Dès lors, à la tête d’une importante frange des militants de ce parti, qui a fait les beaux jours de l’opposition gabonaise, Séraphin Ndaot Rembogo a décidé de créer son outil politique.

Successeur de Pierre-Louis Agondjo Okawé à la mairie de Port-Gentil, Séraphin Ndaot Rembogo a fait de la cité pétrolière sa base politique. Après son mandat acquis sous les couleurs du PGP, le nouveau président du PDS a été incapable de se faire réélire pour un nouveau mandat à la présidence du conseil municipal de Port-Gentil, pendant les élections locales de 2013. Et depuis cette bérézina, le PDS n’a plus de base militante.

Pourtant, dès les locales de 2008, le parti de Séraphin Ndaot Rembogo était parvenu à glaner des conseillers en dehors de la capitale de l’Ogooué-Maritine. Le PDS avait été bien implanté dans l’Estuaire, principalement à Akanda, où le parti a eu un élu au Palais Omar Bongo Ondimba, en la personne d’Alfred Yeyet, qui n’est plus arrivé à rééditer son exploit comme sénateur. Depuis lors, le PDS, devenu un parti tristement familial, comme son pendant le PSD, avec qui ils partageant la même anagramme, connaît depuis lors une lente descente aux enfers.

A plus d’un an des élections générales (présidentielles, locales et législatives), le Parti pour le développement et la solidarité sociale s’est résolu à réinvestir le terrain perdu, peine presque perdue d’avance. Pour son Vice-président, Landry Safou, cette campagne serait mise sur le compte de la conquête du terrain. « Nous nous inscrivons dans la conquête de nouveaux espaces et la reconquête des espaces perdus », a-t-il déclaré. Le PDS a ainsi installé une dizaine de coordinations à Derrière l’Ecole normale et compte poursuivre cette campagne à travers tout le territoire national.

Selon certaines indiscrétions, l’actuel président du Conseil national de la démocratie (CND) compte reconquérir la mairie de Port-Gentil, comme un dernier sursaut avant la retraite politique. Mais le PDS, qui a quitté les rangs de l’opposition, n’a jamais adhéré à la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence. Dans cet isolement politique, avec quelle coalition compte-t-il atteindre ce but et satisfaire son ambition ?

Nicolas Ndong Essono

Article du 2 février 2022 - 1:29pm

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