Gabon : Yves Fernand Manfoumbi recadre l'opposition au sujet du renouvellement du CGE

Par Brandy MAMBOUNDOU / 25 jan 2023 / 0 commentaire(s)
Yves Fernand Manfoumbi, ministre du commerce et Porte-parole du gouvernement.

Le mercredi 25 janvier 2023, Yves Fernand Manfoumbi, ministre du commerce et Porte-parole du gouvernement, était face aux hommes et femmes des médias. Au cours de cette rencontre, le membre du gouvernement est longuement revenu sur la situation qui prévaut actuellement au sujet du renouvellement du bureau du Centre gabonais des élections (CGE), la problématique de l'établissement de la carte d'identité nationale, la vie chère et bien d'autres.

Bien avant de se prononcer sur le cas du programme du Premier ministre, le natif de la Dola n'a pas manqué de recadrer l'opposition, qui peine à être crédible et de trouver une entente en ce qui concerne l'élection des membres du CGE. Eux qui se font souvent donneurs de leçons en matière de gouvernance. « Pour ce qui est du CGE, il l faudrait d'abord retenir que le CGE n'est que l'émanation d'une concertation politique. Le gouvernement souscrit entièrement pour le renouvellement du CGE. Mais, ce que nous constatons, c'est qu’il faut le renouvellement du CGE, mais avec la participation des forces politiques, c’est primordial. Mais, avec désolation, nous constatons que les acteurs politiques de l'opposition sont en train de se crêper les cheveux. Au lieu d'aller à l'essentiel, ils vont à l'accessoire. C'est ce que nous déplorons », a souligné le porte-parole du gouvernement.

Au sujet de l'établissement des cartes d'identité nationale, qui peine à démarrer jusqu'ici, Yves Fernand Manfoumbi n'est pas resté sans voix. « S'agissant des documents pour les besoins d'enrôlement de la population, comme l'a indiqué Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, dans sa déclaration de politique générale, parmi les documents exigés, on aura effectivement besoin d'un passeport, d'un acte de naissance ou un jugement supplétif », a-t-il fait savoir avant de rappeler que la difficulté résiderait dans le fait de passer à la biométrie. Mais le processus de l'établissement se fera d'ici le mois de mai de l'année en cours. Le gouvernement en général, le ministère de l'Intérieur en particulier entend bien suivre cela pour éviter d'établir des documents aux non-nationaux.

Les questions des routes, de la vie chère et du chômage croissant des jeunes diplômés et celle de la concertation politique initié par Ali Bongo n'ont été mises de côté par le tout nouveau porte-parole du gouvernement.

Elzo Mvoula

Article du 25 janvier 2023 - 10:40pm

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