Justice : La plainte du président du Snec-UOB toujours pas reçue.

Par Dess BOMBE / 20 juil 2021 / 0 commentaire(s)
Le président du Snec-UOB, Mathurin Ovono Ebe, n'entend pas lâcher prise.

Dans la nuit du 28 juin, Mathurin Ovono Ebe, le président de la section Université Omar Bongo (UOB) du Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec) était victime d’un enlèvement et de tortures physiques et psychologiques. Il avait alors décidé de porter plainte contre X. Seulement, près d’un mois après son agression, sa plainte n’a toujours pas été reçue.

Le président du Snec-UOB s’était d’abord adressé à la police judiciaire (PJ) à Libreville. Son enlèvement ayant été opéré au PK 12, dans le 3e arrondissement de la commune voisine de Ntoum, la PJ lui a conseillé de déposer sa plainte à l’antenne de Ntoum.

Afin de maximiser les chances de débusquer ses bourreaux, qui étaient encagoulés ce soir-là, le président du Snec-UOB s’est par ailleurs rendu à la DGR (Direction générale des recherches). Mais on lui a fait comprendre que sa plainte ne pouvait pas passer là-bas, dans la mesure où la DGR ne prend en compte que les plaintes des personnes à qui il a été prescrit une interruption du travail d’au moins 17 jours, le certificat médical faisant foi. Or, le médecin qui l’a examiné après sa mésaventure lui avait prescrit huit jours. La DGR lui a alors demandé de s’adresser à la brigade de gendarmerie de Ntoum.

Les unités de recherche de Ntoum apparaissent donc comme la solution au problème du leader syndical. Sont-elles suffisamment équipées en moyens humains et matériels ? Mathurin Ovono Ebe entend également frapper à la porte du B2, les très bien renseignés services de la contre-ingérence, qui acceptent les plaintes sans tenir compte du nombre de jours d’incapacité totale de travail mentionné dans le certificat médical.

Le président du Snec-UOB veut que la justice mette la main sur ses bourreaux et leurs commanditaires car, au-delà des tortures, des menaces de mort ont été proférées le concernant, mais également à l’endroit de sa famille. Lui, sa femme et leurs enfants se sentent en insécurité depuis lors.

En soutien à l’enseignant de littérature espagnole au département des études ibériques à l’UOB, la communauté universitaire a mis en garde ses tortionnaires contre une récidive. Le ministère de l’Enseignement supérieur aussi a été saisi de ce cas qui risque de mettre encore le feu aux poudres dans une UOB en permanence en ébullition.

Qui a intérêt ?

Brandy MAMBOUNDOU.

 

Article du 20 juillet 2021 - 12:31pm

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