Mali : La communauté internationale condamne le coup d’Etat de trop.

Par Nicolas NDONG ESSONO / 26 mai 2021 / 0 commentaire(s)
Le médiateur de la CEDEAO, l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, à son arrivée à Bamako.

Au lendemain de la mise aux arrêts du président et du Premier ministre de la transition par le vice-président de la transition, le colonel Assimi Goïta, la commission de médiation de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) a dépêché ce 25 mai à Bamako le médiateur, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan.

Le médiateur était accompagné d'un certain nombre de personnalités, dont la ministre des Affaires étrangères du Ghana, qui est en même temps le président du Conseil des ministres de la CEDEAO, et le commissaire en charge des questions politiques, paix et sécurité de la CEDEAO. A son arrivée, Goodluck Jonathan a tenu ces propos : ‹‹ Nous sommes ici en raison du tout dernier événement que le Mali a connu. Nous avons estimé qu'il est très important de rentrer ici en équipe de médiation pour écouter les différentes parties. Nous allons d'abord nous entretenir avec les militaires, la société civile, les forces vives de la nation. Pour savoir de quoi retourne la situation concrètement. »

Ancienne puissance coloniale engagée depuis 2013 au Mali dans la lutte contre le terrorisme, la France a ouvertement condamné l’aventure des militaires. Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, elle a obtenu que se tienne ce 26 mai une réunion de cette instance afin de se prononcer sur la situation à Bamako. En attendant, le secrétaire général des Nations unies a exprimé son indignation.

L’Union africaine a dit sa vive préoccupation. Sur le plan intérieur, la société civile malienne est vent debout contre les militaires.

 

Elzo MVOULA

Article du 26 mai 2021 - 9:41am

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