Précarisation des retraités du Gabon : Après l’Anaret, le Synaretc et l’Uatc montent au créneau

Par Brandy MAMBOUNDOU / 12 mai 2022 / 0 commentaire(s)
Après l'ANAREG, c'est au tour du SYNARET et l'UATC de se faire entendre.

Les retraités sont décidés à en découdre avec les gestionnaires de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) qui seraient les véritables responsables de leurs misères. Ils disent être lassés de tirer le diable par la queue.

Après la sortie médiatique de l’Association nationale des retraités du Gabon (Anareg), le mardi 10 mai 2022, à travers laquelle ses membres demandaient, entre autres, le départ dans l’immédiat de Patrick Ossi Onkiri, actuel directeur général de ladite entité, c’est au tour du Syndicat national du parapublic et du privé (Synaret) et le Syndicat des anciens travailleurs et retraités de la CNSS (Uatc) de monter au créneau, le mercredi 11 mai, pour dénoncer ce management approximatif de la Caisse. Selon ces deux formations syndicales, membres de la Confédération syndicale gabonaise ( Cosyga), les anciens et nouveaux dirigeants de la Caisse devraient entre entendus par les instances compétentes.

Pour Édouard Nguema, président du Synaret, par ailleurs porte-parole des deux syndicats : « Il serait intéressant que tous les anciens directeurs généraux soient entendus à la Direction générale des recherches ou à la police judiciaire. Beaucoup de retraités meurent en ce moment à cause de leur gestion abracadabrante et calamiteuse. Il faut que ces pilleurs et voleurs soient convoqués devant un Conseil d’administration responsable avant d'être envoyé à la Direction générale des recherches ou à la police judiciaire pour être entendus. Il faut que l’État cesse de nommer à la CNSS des hommes et des femmes sans expérience dont le seul critère est l’ethnie, le clan ou le village », a-t-il fustigé. Avant de souligner au passage qu’il s’agit là, d’une question de survie.

Selon l’article 5 du code de sécurité sociale : « La gestion du régime de sécurité sociale institué par la présente loi est confiée à la Caisse nationale de sécurité et sociale appelée ci-après la Caisse, organisme privé, chargé de la gestion d’un service public, jouissant de la personnalité civile et de l’autonomie financière est placé sous la tutelle de l’État ». Toutefois, les retraités dénoncent : « Vu le comportement des tenants du pouvoir aujourd’hui, nous avons l’impression qu’ils ne mesurent pas les conséquences politiques et sociales d’une faillite de la Cnss. Ils ont même oublié que nous avons signé des accords de sécurité sociale avec la France et de nombreux pays africains. Beaucoup d'entre eux ont des pensions gabonaises », a-t-il rappelé.

Fort de ce qui précède, ils invitent le ministre des Affaires sociales, Guy Patrick Obiang et l’actuel Directeur général qui, jusque-là, observe un mutisme face à leur revendications et sollicitations. « Nous disons qu’il faut réorganiser très rapidement le conseil d’administration de la CNSS et amener la direction générale de la CNSS à présenter au nouveau conseil d’administration un plan de redressement et de restructuration ». Conclut le porte-parole des syndicats.

Elzo MVOULA

Article du 12 mai 2022 - 5:41pm

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