Réseaux sociaux : parfait bouc émissaire

Par Brandy MAMBOUNDOU / 02 sep 2021 / 0 commentaire(s)
Rien n'échappe aujourd'hui aux Réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux ont l'avantage-inconvénient particulier de faire vivre désormais au grand public tout ce qui relève normalement soit du secret des alcôves, soit des administrations. Même les échanges téléphoniques sont relayés in extenso grâce aux téléphones androïdes dont le Huawei par exemple enregistre systématiquement tous les appels à l'option.

Ainsi le feuilleton d'Okondja n'arrête pas d'ouvrir ses entrailles qui s'il était question d'une approche judiciaire, les gros poissons se feraient prendre au petit crin de par ce que les uns pourraient considérer comme une insuffisance l'habileté.

En effet, malgré le coloriage au sortir de la conférence nationale, le PDG reste le Parti-État dont la maîtrise des normes d'organisation aurait dû conduire un MDP ou membre du bureau politique à formaliser les instructions à lui donner à un fédéral soit-il intérimaire. L'administration étant écrite, lesdites instructions auraient eu pour ampliateur le SE du PDG et divers services associés, le tout pour mieux se couvrir, pour fluidifier l'information, pour faire démocratie. Il est par ailleurs plus favorable pour des instructions aussi longues de les avoir formalisées sous les yeux qu'à l'audio sachant que les téléphones sont exposés à tant de risques de manipulations, d'égarement ou de vol.

Si l'on peut voir un ministre de la République vendre les beignets sur les réseaux sociaux, à moins qu'il ait lui-même organisé cette partie, on notera l'aléa du téléphone quant au traitement de certaines informations avec certains interlocuteurs.

Même si des informations documentées fusent également dans les réseaux sociaux, elles gardent au moins un caractère officiel foi de l'en-tête du papier, du sceau et de la signature, sans commune mesure avec un coup de fil à la plage, au café ou au WC.

Or, quand il survient un ensemble de ratés sur un sujet sensible, l'analyse des causes est généralement balayée du revers de la main, il faut frapper, il faut punir, il faut écraser selon les principes élémentaires du management tropical, alors que l'exemple vient d'en haut aussi vrai que le poisson commence à pourrir par la tête.

Aujourd'hui, foi des réseaux sociaux et encore, le camarade accusé ou soupçonné d'avoir répandu sur la toile un entretien téléphonique avec le MDP a déjà reçu une demande d'explications correctement formalisée.

Va-t-on supposer que le PDG est mieux organisé dans l'élan de réprimande que dans l'organisation administrative ?

Qu'est-ce qu'une commission de discipline ou un tribunal pourraient retenir comme preuve de violation des procédures internes, et contre qui ?

Les militants du PDG soient-ils d'Okondja sont des hommes et des femmes responsables qu’on ne devraient déployer que sur la base des précautions correctement prises en termes d'effectifs recensés, de missions précises, de destinations... pour qu'en cas d'égarement certaines responsabilités soient établies foi de l'ordre formalisé reçu.

N'est-ce pas pour établir l'ordre des responsabilités suite à l'incendie qui a suivi le déploiement de certains militants que le fédéral a jugé utile de balancer la sauce comme pour montrer d'où ça vient ?

Quelle que soit la sanction à lui infliger jusqu'à l'exclusion, qu'est-ce qui pourrait faire ressortir de terre le bien d'autrui consumé par les flammes ?

Pauvre bouc émissaire !

Corneille O’ de Melen 1

Article du 2 septembre 2021 - 7:35pm

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