Tchad : Mahamat Idriss Déby plie pour unir ses compatriotes

Par Brandy MAMBOUNDOU / 29 déc 2021 / 0 commentaire(s)
Mahamat Idriss Déby Itno.

Le président du Conseil militaire de transition a favorisé la prise de deux projets de loi prévoyant l’amnistie générale pour les rebelles et opposants tchadiens. C’était là, l'une des exigences de cette catégorie de ses compatriotes pour s’asseoir à la table des négociations du dialogue national qu’il a entrepris.

Au regard des faits, on se demandera toujours si la génération actuelle des militaires ne devrait-elle pas gouverner toute l’Afrique. Tant, elle donne une autre image de la gestion des affaires publiques par rapport aux pratiques en cours jusque-là.

En effet, pour ne prendre que le cas du Tchad, après des débuts chaotiques, au lendemain du décès de son père Idriss Déby Itno, son fils, Mahamat Idriss Déby, son successeur à la fonction présidentielle, trouve petit à petit ses marques. Pour rassurer ses compatriotes, il prend des décisions fortes. Ainsi, vendredi dernier, le Conseil national de transition a accédé à la demande d’une catégorie de ses concitoyens. Ni plus ni moins, le pouvoir de Ndjaména a voté deux projets de loi prévoyant l’Amnistie générale pour les rebelles et opposants tchadiens.

Du coup, cette condition satisfaite, les opposants et membres de groupes armés rebelles pourront s’asseoir à la table des négociations du dialogue national, lancé par le président Mahamat Idriss Déby. Les auteurs des faits d'acte de terrorisme, de complicité, de recrutement et d'enrôlement de mineurs dans les groupes armés et les faits d'atteinte à l'intégrité de l'Etat et aux délits d'opinion, en l’occurrence « 296 personnes », à en croire le Porte-parole du gouvernement Abderrahman Koulamallah, sont concernées par ces dispositions. Toutefois, ni la réintégration aux postes occupés avant les condamnations, ni la restitution des biens confisqués ne sont concernées par ces mesures.

Même si certains observateurs dénoncent d’une « amnistie sélective », il y aurait plus de rebelles que le nombre arrêté, un pas a été franchi. Le reste pourrait se gérer au fur et à mesure de l’évolution des négociations, assurait au correspondant de Gabonclic.info, une personnalité du Conseil militaire de transition.

Brandy MAMBOUNDOU

Article du 29 décembre 2021 - 10:03am

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