Gabon : Appel à une paix des braves, soutenue par un contrat social

Par Dess BOMBE / 05 mar 2021 / 0 commentaire(s)
(Clay Martial Obame Akwe, proche de Jean Ping, lisant la déclarartion des 40 partis de l'opposition et de la majorité.)

40 partis politiques membres du Conseil national de la démocratie (CND) de la majorité et de l’opposition ont appelé, au regard de la persistance des soubresauts actuels dans notre pays, les Gabonais à se parler.

Mardi 2mars 2021, alors que le Gabon est encore sous le choc du bruit des casseroles et de ses conséquences, Guy Christian Mavioga (BDC) et plusieurs partis de la majorité et de l’opposition appellent, au cours d’une déclaration commune à Libreville, « les Gabonaises et les Gabonais, en particulier l’Exécutif gabonais, la classe politique gabonaise, les Institutions de la République, ainsi que toutes les forces vives de la Nation, à une paix des braves, soutenue par un contrat social ».

Fait notable, parmi tant d’autres, la déclaration est lue par Clay Martial Obame Akwe, secrétaire général du RPR de Jean François Ntoutoume Emane et surtout Porte-parole de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) de Jean Ping. C’est-dire… Pourquoi donc une telle sortie ? Plusieurs constats sont à l’origine de cette démarche. Notamment la persistance des incompréhensions depuis la présidentielle de 2016 ; les crises sociale, économique, sanitaire et sécuritaire qui sévissent au Gabon ; ainsi que les violences et les souffrances qui en découlent.

Une situation qui interpelle plus d’un. « La crise socio-économique, a rappelé Clay Martial Obame Akwe, qui s’était déjà accentuée depuis la fin de la présidentielle de 2016, s’est davantage aggravée sous les pulsions du Covid-19 : la population s’est paupérisée encore plus ; la pauvreté et les inégalités sociales ont augmenté ; le chômage est devenu plus criard ; les entreprises licencient et ferment boutiques ; l’Etat ne paie plus sa dette intérieure. Bref ! La crise est partout et dans tous les secteurs de notre vie. Tout est devenu difficile pour le bas peuple et le Gabonais moyen. » Au regard de ce qui précède, les 40 partis de la majorité et de l’opposition interpellent Ali Bongo Ondimba, Le président de la République pour, disent-ils, « le respect impérieux de tous les Accords politiques signés jusqu’ici par la classe politique gabonaise ».

D’autant plus que « Leur application sélective est source de discordes et de tensions, et partant, source des violences qui mettent en mal notre démocratie encore balbutiante et notre vivre ensemble ». Dès lors, comment comprendre, se questionnent-ils, par exemple, que le Conseil national de la démocratie (CND) soit écarté de toute réflexion en rapport avec des questions nationales liées à la démocratie et aux libertés individuelles ? Au reste, tout en regrettant « avec force et énergie, les dérapages qui ont entraîné la mort de Djinky Emane et Gildas Iloko » les signataires de cette déclaration met Rose Christiane Ossouka Raponda et son gouvernement devant leurs responsabilités, tout en prenant en compte les préoccupations des populations. Ici et là, les Gabonais attendent avec impatience la suite de cette sortie tant elle est porteuse d’espoir pour un Gabon apaisé.

 

Dess BOMBE

Article du 5 mars 2021 - 8:55am
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