Gabon : Interview accordée à Jean Noé Ndinga, membre de la société civile et président du Speat

Par Brandy MAMBOUNDOU / 31 mar 2023 / 0 commentaire(s)

 

Depuis quelques temps, nois enregistrons plusieurs événements malheureux au Gabon. Le dernier en liste est celui du naufrage Esther Miracle qui conduit au décès de près d’une trentaine de Gabonais. Votre avis

Je tiens dans un premier temps à vous remercier pour l’occasion que vous m’offrez de donner mon point de vue sur les sujets sensibles de l’heure. Pour vous répondre, je dirai tout simplement que  le naufrage du mini ferry Esther Miracle  à endeuillé le peuple gabonais.   C’est atteint par une immense douleur partagée que j’interpelle toutes les autorités compétentes sur la qualité des compagnies de transport maritime qui prennent l’engagement d’assurer le transport de tout genre. Les questions que l’on peut se poser aujourd’hui seraient de savoir si ces responsables réunissent bien toutes garanties nécessaires de sécurités, et si la  Direction de la Marine Marchande à travers l’unité de la Brigade nautique et le port d’Owendo a effectivement été soutenue par l’ensemble des acteurs au plus haut niveau pour  agir et  intervenir à temps ?  Arrêtons d’aller acheter des bateaux de 22 ème main et déjà très fatigués venir transporter les citoyens pour  les exposer au suicide chaque jour que Dieu fait ! En somme, je dirai que  c’est Dieu qui donne et c’est le même Dieu tout puissant, notre créateur qui retire. Et cela, peu importe la manière. La société civile exhorte l’ensemble des compatriotes à prier afin que notre nation  soit davantage dans les mains de Dieu.

Depuis plusieurs années, le front social est en ébullition. Hôtel de ville de Libreville, ministère des Eaux et Forêts ont quasiment repris le chemin de la grève. D’autres administrations menacent de suivre. Que dire face à cela ?

La société civile, par la voix de Jean Noé Ndinga, interpelle le 1er ministre Alain Claude Billie By Nze pour qu’il se saisisse de ces dossiers pour avoir une meilleure visibilité et approche comme il l’a fait à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Nous constatons plusieurs points d’ombre quant à la mise en application des dispositions tendant à faire valoir la sérénité et la confiance. Les échanges devraient être relancés. C’est-à-dire, le Dialogue avec tous les partenaires sociaux surtout à la vielle des élections multiples que va organiser notre pays le Gabon. Il serait nécessaire, voir important d’aller à ces rendez-vous dans un véritable climat apaisé. Monsieur le 1er ministre, la balle est aujourd’hui dans votre camp. C’est une honte pour le Gabon qui a trouvé mieux que d’adopter la voie silence pour  mieux régner.

Contrairement à deux institutions, le ministère de l’éducation nationale semble avoir opté pour le dialogue. Surtout depuis l’arrivée de l’actuelle ministre.

A la tête de l’Education nationale, madame camélia Ntoutoume Leclerq et son délégué, malgré la complexité de la tâche se dépensent à développer l’écoute et invitent les syndicalistes à partager certaines expériences et préoccupations. Avec elle  on peut constater que le dialogue est permanent. Pour preuve, le rapport final du dialogue  social avait été remis  et un comité de suivi évaluation a vu le jour.  Il  s’est mis aussitôt au travail réunissant la Fonction Publique et le Budget pour apprécier quelques avancées relatives  aux différents traitements des situations administratives et recrutement. Malgré tout ce qui précède cependant, il faut reconnaître que beaucoup reste à faire. C’est pourquoi, nous exhortons le gouvernement à réactualiser le volet  qui nous intéresse. C’est-à-dire, le lancement des concours externes à savoir celui de l’Ecole Nationale des Instituteurs (Eni) et celui de l’école normale supérieure (Ens) car, le déficit est très critique. Nos enfants sont en ce moment précis en détresse.  En résumé, arrêtons de sacrifier notre future élite. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités devant l’histoire.

Le parti démocratique Gabonais (PDG) célèbre son 55 ème anniversaire le 02 Avril 2023. Que faut-il en attendre ?

En ma qualité d’acteur de la société civile,  je pense qu’au cours de ce  55 ème anniversaire du parti démocratique gabonais, les différents acteurs devraient prendre leurs responsabilités quant à la mise en œuvre des actions politiques et de la vision de leur parti. Nous  voulons avoir un PDG proche des citoyens et des responsables qui font preuve eux-mêmes d’humilité. À ceux là qui nourrissent d’autres ambitions et éthiques démesurées, nous leur disons  que la Terre Gabon appartient à tous les citoyens et compatriotes qui sont sur le territoire. Dans tout Libreville, on entend ‘’ je suis originaire de ceci, c’est  chez nous ici ! “ Il faudrait que le phénomène d’originaire, de natif de l’Estuaire et bien d’autres s’arrête. Nous attendons un signal fort d’Ali Bongo Ondimba à cet anniversaire du PDG le 02 Avril 2023 Rassembler davantage. Remettre les gens en confiance.   Sauvegarder la cohésion sociale et surtout  l’unité nationale qui est en perte de vitesse au Gabon et dans nos communautés. Ce signal doit remettre en confiance le peuple gabonais partant de son Parti. Que la joie soit source de vie au Gabon et restons solidaires.  Changeons de paradigme pour prétendre aller aux élections générales 2023 avec sérénité.

Je vous remercie.

Elzo Mvoula

 

Article du 31 mars 2023 - 8:57pm
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