Enseignement supérieur : Le Snec-UOB récuse le ministre.

Par Nicolas NDONG ESSONO / 27 avr 2021 / 0 commentaire(s)
Le Snec-UOB désavoue le ministre de l'Enseignement supérieur, le Pr Patrick Mouguiama Daouda.

A l’issue de son assemblée générale du 26 avril, la section Université Omar Bongo (UOB) du Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec) a décidé de ne plus traiter avec le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Patrick Mouguiama Daouda, en raison de ce que les enseignants qualifient de « mensonge d’Etat ».

Selon eux, le ministre de l’Enseignement supérieur avait annoncé la livraison de plusieurs amphithéâtres à l’UOB, lesquels ne sont malheureusement toujours pas visibles sur le campus. « Lors des débats, les collègues ont clairement signifié que le ministre de l’Enseignement supérieur n’est plus leur interlocuteur. Déjà qu’il ne l’a jamais été car depuis qu’il a été nommé à ce poste, M. Patrick Mouguiama Daouda n’a jamais reçu les partenaires sociaux en général. Il n’a jamais reçu le Snec-UOB en particulier », a déclaré le président du Snec-UOB, le Pr Maturin Ebe.

Quant à l’idée du ministre de lancer le 29 avril l’année académique 2020-2021, le Snec-UOB, à une écrasante majorité, y est fermement opposé. « Le Snec-UOB se réserve le droit de fermer le portail si jamais le ministre s’obstine à lancer son année dans la mesure où il veut partir sur ce que nous avons déjà qualifié de mensonge d’Etat », a averti le Pr Maturin Ebe.

Plusieurs enseignants auraient contracté la Covid-19. A en croire le Snec-UOB, si le gouvernement organise une campagne de dépistage, il se pourrait que l'UOB se révèle être un foyer de contamination. Tenant donc à leurs vies et à celles des étudiants, les enseignants disent ne pas pouvoir reprendre les cours dans ces conditions. « Pour nous, en ce qui concerne la gestion de la Covid-19, nous disons que c’est un génocide planifié. Nous n'acceptons pas de regagner les amphis au compte de l'année 2020-2021 dans ces conditions », fait savoir le Snec-UOB. Outre les capacités d'accueil et les questions sanitaires, les enseignants-chercheurs posent le problème des situations administratives (recrutements et changements de corps), celui des heures supplémentaires et celui des vacations.

 

Nicolas NDONG ESSONO

Article du 27 avril 2021 - 5:03pm

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