Front social : La Conasysed sollicite la médiation des institutions constitutionnelles.

Par Vichanie MAMBOUNDOU / 11 mai 2021 / 0 commentaire(s)
La Conasysed compte désormais sur l'intervention des institutions constitutionnelles pour la satisfaction de ses revendications.

Lasse d’attendre l’ouverture des négociations avec le ministre de l’Education nationale, le Pr Patrick Mouguiama Daouda, la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) a adressé le 10 mai des correspondances aux présidents des institutions constitutionnelles, aux fins de solliciter leur médiation.

La Conasysed a ainsi saisi le président de l'Assemblée nationale, celui du Sénat et celui du Conseil économique, social et environnemental. Elle s’est également adressée à la Première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, en tant que supérieur hiérarchique du ministre, pour dénoncer le comportement de la tutelle qui ignore les préoccupations que les enseignants lui auraient soumises il y a quatorze mois.

« Le gouvernement préfère attendre que la Conasysed menace d'entrer en grève ou qu'elle mette sa menace à exécution pour recevoir la Conasysed sans réelle volonté de travailler à la résolution des problèmes contenus dans notre cahier », peut-on lire dans un des courriers dont nous avons obtenu une copie. Et pourtant, le ministre de l'Education nationale avait publié le 16 mars 2020 l'arrêté N° 000032/MENFC instituant la Commission ministérielle chargée du dialogue social au sein du ministère de l'Education nationale. Depuis lors, seule une rencontre s’est tenue, celle du 18 janvier 2021 à l’Institut supérieur des sciences de l’organisation.

Les enseignants réclament, entre autres, la régularisation de toutes les situations administratives, le paiement des rappels de solde, le paiement des vacations de 2020, l'octroi d’une prime Covid-19 et l'organisation des concours internes d'entrée à l'École normale des instituteurs et à l'École normale supérieure et enfin. Ils demandent également de meilleures conditions de travail, notamment l’augmentation des capacités d’accueil, pour rompre avec les effectifs pléthoriques, et la mise à disposition du matériel didactique en quantité suffisante.

Le statu quo ne pouvant perdurer, leur centrale syndicale s’en remet aux présidents des institutions constitutionnelles. C’est de nouveau un nuage noir qui s’est formé sur le secteur public de l'éducation. Si rien n’est fait le plus rapidement possible, il est à craindre une perturbation de l’année scolaire. Comme d’habitude !

 

Nicolas NDONG ESSONO

Article du 11 mai 2021 - 11:59am

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