Gabon : Ecole morte pour la libération de Jean Rémy Yama

Par Nicolas NDONG ESSONO / 13 avr 2022 / 0 commentaire(s)
les enseignants protestent contre l'incarcération de Jean Remy Yama.

Ce lundi 11 avril 2022, les enseignants étaient appelés à rester chez eux pour protester contre l'incarcération de ce leader de la puissante centrale syndicale Dynamique Unitaire. Constat sur le terrain : la grève a bel et bien été suivie même si dans certains établissements les enseignants sont arrivés sur leur lieu de travail mais sans faire cours.

Depuis l'incarcération de Jean Rémy Yama, les enseignants membres de Dynamique Unitaire et de la Conasysed n'ont cessé de mobiliser les troupes pour faire pression sur la justice en exigeant la libération de leur collègue.

Dans les établissements de la capitale, les enseignants ont effectivement suivi le mouvement de grève dans plusieurs établissements. C'est le cas du CES de Batavéa où les enseignants sont restés chez eux laissant ainsi les apprenants livrés à eux-mêmes. Dès 10h, les élèves ont commencé à traîner dans les rues de Likouala. A l'école internationale et le collège international de Libreville, les élèves ont eu certains cours après avoir été mis dehors par les responsables de l'établissement.

« Nous sommes arrivés le matin comme d'habitude pour faire cours, mais on nous a demandé de sortir de l'école et ils ont fermé le portail », a raconté Alice, une élève du complexe scolaire Bilingue de Petit Paris.

« Depuis le matin nous n'avons pas eu cours et on ne nous a rien dit. Nous ne savons même pas ce qui se passe. », ajoute Rod un élève de Batavéa.

La libération de Jean Rémy Yama devrait, plus que jamais, être inscrite dans l'agenda des décideurs pour ne pas que l'école et les apprenants soient pris en otage.

 Dess BOMBE

Article du 13 avril 2022 - 12:11pm

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