Gabon : Un nuage sombre plane sur la Direction générale de la Marine marchande

Par Brandy MAMBOUNDOU / 22 jan 2024 / 0 commentaire(s)
Les membres du SYNAMM lors d'une précédente conférence de presse.

 

Dans un courrier adressé au ministre des Transports et de la Marine marchande, le Syndicat national des agents de la marine marchande (SYNAMM), par la voix de son secrétaire général, Boungou Yolla Servais, annonce son entrée en grève dans les tout prochains jours, par le fait que les maux tant décriés à la Marine marchande ne semblent pas trouver des solutions concrètes. Ce, malgré leur volonté d’accompagner le comité de Transition pour la restauration des institutions (CTRI) avec à sa tête, le général Brice Clotaire Oligui Nguema.

Comme c’est déjà le cas dans le secteur pétrolier et les régies financières depuis le week-end dernier, les partenaires sociaux de la Marine marchande entrent dans la danse. En effet, d’après le document dont Gabonclic.info a reçu copie, le SYNAMM pourrait mobiliser ses troupes. En faute, le mutisme de la tutelle. Les récriminations : « Dépôt du cahier de charges sur la table du ministre des Transports depuis le mois d’octobre et relancé en décembre, sans suite. Dépôt du cahier des charges sur la table du directeur général de la Marine marchande depuis le mois d’octobre et relancé en décembre 2023, sans suite. Dépôt d’une fiche technique au cabinet du ministre sur l’état actuel de la direction générale de la Marine marchande sans suite. Dépôt d’un plaidoyer sur la table de plusieurs autorités sur la situation d’injustice et de non-respect des procédures après la catastrophe du navire Ester Miracle, sans suite », dénonce le SYNAMM.

À l’heure de la Transition, les interrogations fussent de tous les côtés. Pourquoi le gouvernement du Premier ministre Raymond Ndong Sima reste silencieux face aux multiples relances des partenaires sociaux de la Marine marchande, quand, on connaît la sensibilité de ce département ? Faut-il attendre encore une énième catastrophe, celle de trop, pour aller déposer les gerbes de fleurs ou décaisser les millions pour dédommager les familles alors que l’on peut éviter le pire ? Ne dit-on pas que « Il vaut mieux prévenir que guérir » ?

Pour rappel, depuis 2018, le SYNAMM interpelle les autorités compétentes. Mais rien n’y fait. On aurait peut-être pu empêcher la catastrophe qui a endeuillé des familles dans le drame du navire Ester Miracle. Espérons que le Président de Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema prêtera un peu plus d’attention à ce dossier brûlant.

Vichanie Mamboundou

Article du 22 janvier 2024 - 9:12pm
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