Gabon : Germain Ngoyo Moussavou et Pascal Houangni Ambouroue bientôt virés pour assouvir l’ego dévastateur du porte-parole de la présidence de la République ?

Par Nicolas NDONG ESSONO / 21 sep 2022 / 0 commentaire(s)
Trois hommes, un tout puissant.

Jessye Ella Ekogha en fait un point d’honneur, voire une démonstration de sa toute-puissance auprès d’Ali Bongo. Et pour cause, le premier a épinglé une mise en demeure à l’un des journaux auto-proclamés du Palais, et le second paie pour avoir appelé les journalistes à l’apaisement.

Questions : que se passe-t-il réellement à la présidence de la République ? Quelles sont les valeurs véhiculées par les cadres qui y travaillent ? Ainsi posées ces interrogations questionnent l’état d’esprit de ceux qui ont en responsabilité le destin du pays et des millions de Gabonais. D’autant plus que l’attitude répugnante de Jessye Ella Ekogha envers certains de ses compatriotes est indigne d’un collaborateur du président de la République. On va comprendre pourquoi.

En haine des originaires de la Nyanga ?

Dans sa parution du 29 juillet dernier, le journal dit proche du Palais Bazooka traitait, entre autres, les responsables de Gabonreview et de Gabon Media Time de « mercenaires de la plume » ayant reçu de l’argent de l’ancien porte-parole de la présidence de la République. Tout en affirmant que Ike Ngouoni Aila Oyouomi a cité ces deux médias lors de son procès des 25 et 26 juillet derniers. Ce que réfutent ces directeurs de publication. Lesquels ont déposé concomitamment, le 11 août dernier, deux plaintes au tribunal de Libreville et à la Haute autorité de la communication (HAC) contre Bazooka. Si l’affaire suit son cours auprès des tribunaux, le 25 août dernier, la HAC a mis en demeure ce média proche du palais, l’invitant à se conformer et à respecter les dispositions 44 et 87 du Code de la Communication. Et pan !

Ce camouflet contre « un média du Palais » n’aurait pas du tout plu au porte-parole de la présidence de la République. Lequel, entend-on dire ici et là, aurait promis l’enfer à l’actuel président de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou dont le limogeage ne serait qu’une question de…secondes. D’autant plus que Jessye Ella Ekogha nourrirait une haine viscérale envers les originaires de la Nyanga. Parmi ses victimes, on compte El Mut Moutsinga Boulingui - limogé de la tête de l’Agence Gabonaise de presse (AGP) et de l’hebdomadaire Gabon Matin au profit de son parent du Woleu-Ntem, Sébastien Ntoutoume – et Edgard Anicet Mboumbou Miyakou sorti du dernier remaniement ministériel suite au refus du membre du gouvernement de répondre à « une convocation expresse » dans son bureau. La messe pour l’ancien ambassadeur du Gabon en France serait donc dite.

Houangni Ambourouet viré pour pacifisme actif

Idem pour Pascal Houangni Ambouroue, le ministre de la Communication qui a convoqué toute la presse nationale à une rencontre de salubrité publique, au regard de la guéguerre entre les journaux pompeusement dits du Palais et leurs « ennemis » à faire disparaître de la presse libre. Sous d’autres cieux, cette démarche républicaine aurait pu et dû être appréciée à tous les niveaux. Le pacifisme actif d’un ministre, quoi de plus souhaitable dans une nation vouée aux déchirements ! Ella Ekogha, nonobstant, ne l’entend pas de cette oreille !!!

Selon nos informations abondamment commentées ces jours-ci, lui, Jessye Ella Ekogha n’aurait pas ; alors là, pas du tout apprécié cette attitude « très responsable » du ministre de la République dont le devoir est pourtant de promouvoir l’apaisement dans la Nation. A la suite de cette rencontre, dit-on au Palais, le porte-parole de la présidence de la République aurait appelé le ministre de la Communication pour lui passer un savon ; tout en usant de la formule fétiche, du genre : « j’ai touché un mot à qui de droit ». Autrement dit, « c’est fini pour Pascal Houangni Ambouroue au gouvernement » qui devra subir la colère de "qui de droit".

Face à ce qui précède, le Gabon est en danger. D’autant plus que rien ni personne ne peut comprendre l’attitude d’un collaborateur d’un chef de l’Etat qui affectionne les épreuves de force et les actes d’humiliation contre des compatriotes qui refusent d'exécuter ses désirs irresponsables. Dans l’opposition on se frotte les mains « ils n’ont qu’à se saborder eux-mêmes ». Tout de même, le comportement de Jessye Ella Ekogha explique pourquoi le pouvoir Pdgiste continue de s'aliéner une grande partie d'un pays fatigué par les intrigues d'une bande de profiteurs sans foi ni loi. C’est dommage !

Elzo Mvoula

Article du 21 septembre 2022 - 9:04pm

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